Source : Statistics Botswana, 2021.
Le Botswana fait remarquer que, bien qu’il n’ait pas ratifié la Convention, sa législation nationale a intégré les aspirations de celle-ci, ce qui constitue un bon point de départ pour une ratification.
Le Gouvernement, en collaboration avec des organisations de la société civile et des organisations communautaires, continue de fournir des services de garde d’enfants à des prix abordables.
Au total, 1 147 structures privées et publiques d’accueil de la petite enfance sont implantées dans tout le pays et accueillent un effectif total de 38 743 enfants (19 339 filles et 19 404 garçons).
Dans la législation actuelle en matière de pensions et de sécurité sociale, certaines prestations bénéficient à la fois aux femmes et aux hommes. Dans le cadre du Programme pays de promotion du travail décent (2020-2024), le Gouvernement et les organisations d’employeurs et de travailleurs ont fait de l’élaboration d’un système de protection sociale leur priorité. Le système envisagé s’appuiera sur les enseignements tirés de la COVID-19. Le régime sera accessible aux femmes et aux hommes et s’étendra aux femmes travaillant dans l’économie informelle.
Santé
Recommandation 38
Des initiatives sont en cours pour réduire la mortalité maternelle et infantile. Grâce aux techniques de soins obstétriques, maternels et néonatals d’urgence, les infirmières et les médecins sont constamment formés à la prise en charge des urgences qui peuvent survenir pendant la grossesse et l’accouchement ainsi que post-partum. Jusqu’à présent, des formations sont organisées périodiquement au niveau des districts pour les infirmières, les sages-femmes et les médecins. Au total, en 2022, 120 infirmières et médecins ont été formés à la prise en charge des cas d’obstétrique et de gynécologie susceptibles d’entraîner le décès des femmes et des enfants. Afin de favoriser la rétention des infirmières, le Ministère a revu ses barèmes de rémunération de façon à offrir aux prestataires de soins de santé une indemnité de 30 % pour les heures supplémentaires, à laquelle s’ajoutent 10 % pour les formations complémentaires comme les soins obstétricaux. Cette mesure vise à inciter les infirmières à rester en activité.
Le Gouvernement botswanais a mis en place des systèmes et commissions de vérification institutionnelle et nationale pour examiner les cas de décès maternels et néonatals dans toutes les structures de santé. Régulièrement, quand un décès a lieu dans une institution, il est signalé à la Division de la santé sexuelle et procréative du Ministère de la santé dans les 24 heures et il est attendu que l’institution concernée étudie le décès et propose des pistes d’amélioration. Le cas fait ensuite l’objet d’un examen au niveau national afin de trouver des solutions et de formuler des recommandations à l’intention de l’institution où le décès s’est produit. Au niveau national, des examens de la mortalité maternelle sont effectués tous les trimestres et les institutions concernées reçoivent un soutien pour remédier aux causes des décès de femmes. Les services mobiles ont également été renforcés par la décentralisation des transports et l’augmentation du nombre d’ambulances par district. Le Ministère de la santé s’est également lancé dans un projet visant à exploiter la technologie des drones comme solution innovante pour s’attaquer à l’une des causes de la mortalité maternelle en livrant des produits vitaux, notamment des médicaments et du sang.
Compte tenu de l’incidence de l’avortement et de la mortalité maternelle due aux avortements, le Botswana poursuit ses consultations sur la question de la dépénalisation de l’avortement. Le pays considère toujours l’avortement ou l’interruption de grossesse dans les cas prévus par la législation du Botswana, par exemple en cas de viol, d’inceste, de menaces pour la santé et la vie de la femme et de l’enfant à naître, ainsi qu’en cas d’anomalies graves ou de malformation du fœtus. Toutefois, les agents de santé continuent d’être formés pour fournir aux femmes des soins complets après l’avortement ainsi que des contraceptifs modernes afin d’éviter de nouvelles grossesses non désirées.
En plus des méthodes déjà disponibles dans le pays depuis longtemps, le Ministère de la Santé a introduit des contraceptifs à action prolongée : des implants conçus pour prévenir les grossesses non planifiées et non désirées pour une durée de trois ans et de cinq ans. Il a également introduit la pilule du lendemain/la contraception d’urgence dans le système de soins de santé. À cet égard, les agents de santé ont été formés à la pose et au retrait des implants, ainsi qu’à d’autres types de contraceptifs à action prolongée, et à la fourniture aux femmes d’une contraception d’urgence associée à des conseils.
La Division de la santé sexuelle et procréative et une cellule nommée « Participation des hommes à la santé sexuelle et procréative et à la lutte contre la violence fondée sur le genre » ont élaboré des directives à l’intention des prestataires de services. Ces directives ont été révisées en 2022 et sont prêtes à être distribuées à l’ensemble du système de soins de santé. Les prestataires de services seront formés pour répondre efficacement aux victimes de la violence fondée sur le genre, qui sont dans la plupart des cas des femmes et des filles. Les directives traitent également de la gestion des populations clefs et précisent le processus d’orientation des victimes vers les acteurs compétents en vue d’une prise en charge plus approfondie.
Depuis 2019, le Ministère de la santé, en partenariat avec les organisations de la société civile, a formé plus de 100 professionnels de la santé à la fourniture de services reposant sur les droits humains, notamment s’agissant de l’éthique médicale et des stéréotypes de genre, afin de leur donner les moyens de mieux servir les populations clefs et vulnérables. Par ailleurs, les équipes de gestion sanitaire des districts travaillent en partenariat avec les organisations de la société civile pour mettre en place des programmes conjoints, des procédures d’orientation et des liens avec les services de lutte contre la violence fondée sur le genre.
Le Ministère de la santé continue de renforcer les services de dépistage du cancer du col de l’utérus en menant des initiatives de renforcement des capacités, de sensibilisation et de stimulation de la demande au niveau national sur l’importance du dépistage ; des prestataires ont été formés au dépistage et au traitement jusqu’en 2022. Le Ministère a étendu les dépistages effectués par inspection visuelle à l’acide acétique à 18 districts, 75 établissements et 35 cliniques pratiquant la technique d’excision électrochirurgicale à l’anse. Par ailleurs, le Ministère travaille actuellement sur un plan national de lutte contre le cancer visant à renforcer les services de dépistage, de diagnostic, de traitement et de rééducation pour tous les cancers, y compris le cancer du col de l’utérus.
Émancipation économique des femmes
Recommandation 40
Le Ministère des terres et des ressources en eau, par l’intermédiaire de son programme Lefatshe Boswa, informe le public de ses droits en matière d’accès à la terre ; la Politique foncière révisée du Botswana (2019) permet aux veufs et aux veuves de poursuivre les démarches entreprises par leurs partenaires décédés ; le tribunal chargé des questions foncières, un tribunal d’équité, organise des expositions itinérantes pour sensibiliser les femmes aux activités du tribunal chargé des questions foncières. Lors de l’exercice de restructuration des ministères, le Gouvernement a transféré le tribunal chargé des questions foncières du Ministère des terres et des ressources en eau au Ministère de la justice. Cela renforcera l’intégrité du système judiciaire en matière d’adjudication foncière, puisque les défendeurs et les adjudicateurs ne relèveront plus du même ministère.
Le Ministère de l’agriculture continue de systématiser l’intégration des questions de genre dans ses politiques, stratégies et programmes, conformément à la Politique nationale sur le genre et le développement. Un comité sectoriel sur les questions de genre a notamment été mis en place. L’objectif du Comité est de veiller à ce que les programmes tiennent compte de la dimension de genre, de suivre leur exécution, de mener des actions de sensibilisation et d’évaluer les initiatives prises dans le secteur. Une stratégie en matière de genre a été adoptée dans le domaine de l’agriculture en 2020 à la suite de consultations avec les principales parties prenantes, notamment les femmes vivant dans des zones rurales et de l’agriculture. La Stratégie couvre plusieurs domaines tels que la sensibilisation à la question de l’accès des femmes aux terres agricoles, la sensibilisation des conseils fonciers et des autorités administratives tribales aux droits des femmes en matière d’accès aux terres, aux financements ainsi qu’aux services de vulgarisation et d’information.
Le Gouvernement a adopté une approche tenant compte des questions de genre et des besoins des femmes pour remédier aux inégalités fondées sur le genre dans le domaine de l’agriculture. Ont ainsi été créés : le Programme de soutien intégré au développement de l’agriculture arable et le Programme de gestion du bétail et de développement des infrastructures. La majorité des bénéficiaires de ces programmes sont des femmes ; le rapport sur l’évaluation de l’impact du Programme de gestion du bétail et de développement des infrastructures (LIMID II), publié en février 2017, indique que 70,3 % des bénéficiaires étaient des femmes, contre 29,7 % d’hommes, En outre, le Gouvernement fournit aux agriculteurs et agricultrices des intrants tels que des semences, des engrais, des herbicides et une force de traction pour entreprendre des opérations de labourage dans le cadre du Programme de soutien intégré au développement de l’agriculture arable. Le Programme prévoit également l’installation de clôtures autour de champs individuels ou de groupes de champs. Il a bénéficié à 60 % des femmes dans le secteur de subsistance, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire des foyers.
La prise de conscience croissante, à l’échelle mondiale, de la nécessité d’instaurer l’égalité des genres et de donner davantage de moyens d’action aux femmes pour que le développement soit efficace a fait que l’égalité des genres est redevenue une priorité dans les politiques et stratégies liées au sport et au développement. On trouvera ci-dessous des exemples d’initiatives prises par le Ministère de la jeunesse, du genre, des sports et de la culture en partenariat avec la communauté sportive.
En 2018, le Botswana a fait preuve d’un engagement au plus haut niveau en accueillant la septième Conférence mondiale sur les femmes et le sport du Groupe de travail international sur les femmes et le sport. Cet événement a motivé le Ministère de la jeunesse, du genre, des sports et de la culture à élaborer une stratégie, des directives et un plan d’action pour la prise en compte systématique des questions de genre dans le sport avec l’appui du Commonwealth. Cette stratégie devrait contribuer à l’instauration de l’égalité des genres.
La stratégie est principalement axée sur les points suivants :
•Encourager la nomination de femmes à des postes de décision au sein des organismes sportifs ;
•Renforcer la participation des femmes au sport et l’égalité des genres dans le sport ;
•Combattre la violence fondée sur le genre par le sport ;
•Promouvoir le lien entre les femmes et les hommes dans le sport ;
•Accroître la participation des femmes dans le domaine du sport et des professions connexes ;
•Sensibiliser aux questions telles que la santé sexuelle et reproductive ;
•Inclure les groupes marginalisés dans les activités sportives ;
•Exploiter le sport pour freiner les maladies transmissibles au sein du groupe le plus touché, à savoir les femmes ;
•Éliminer les idées reçues sur la participation des femmes au sport.
Depuis l’adoption de la stratégie, les résultats suivants ont été obtenus :
•La création de Women and Sport Botswana, un organisme qui promeut et surveille l’intégration des femmes dans le sport ;
•La formulation et la mise en œuvre de la Politique de diversité et d’inclusion en 2022 ;
•La formulation et la mise en œuvre de la Politique de lutte contre le harcèlement sexuel en 2022 ;
•Une augmentation de 30 % de la participation des femmes au sport dans le cadre du programme Vision 2028.
À ce jour, le Gouvernement botswanais compte plus de 20 femmes à des postes à responsabilité dans l’administration et la technique au niveau des associations sportives régionales et nationales, ainsi que dans l’Agence pour le sport.
Femmes rurales
Recommandation 42
Le Gouvernement reconnaît la contribution significative des femmes à la prise de décision et leur donne donc la possibilité de participer à différents niveaux, en commençant par celui du district. À ce jour, les femmes occupent 69 % de l’ensemble des sièges des Comités de développement des villages, 47 % des postes de direction, 19 % des postes de conseillers, 12 % des postes de maires et 43 % des postes de direction des conseils.
Les bureaux auxiliaires établis en 2018 ont depuis été transformés en bureaux pleinement opérationnels. En outre, le Mécanisme national de promotion de l’égalité des genres a été renforcé, ses effectifs passant de 31 à 72 administrateurs de programme, lui permettant d’atteindre davantage de communautés, notamment dans les zones rurales.
Le Gouvernement s’est rapproché de la société civile dans le but d’élever les femmes et de leur donner davantage de moyens d’action (groupes de femmes organisées) au niveau de la communauté (WE GROW). Ce partenariat porte également sur la réduction de la pauvreté, puisqu’il cible les femmes pauvres et marginalisées. À ce jour, 17 groupes, comptant au total 220 personnes, ont été constitués. Certains groupes font fructifier leur épargne en accordant des microcrédits, tandis que d’autres ont créé des petites entreprises.
Le Gouvernement s’est également associé à la société civile pour donner aux communautés des zones reculées les moyens d’être autonomes sur le plan de la sécurité alimentaire. À cet effet, l’installation de 11 jardins potagers hydroponiques a été planifiée. À ce jour, 5 ont été installés. Le projet a bénéficié à 41 personnes, dont 29 femmes (70,7 %). On a transmis aux bénéficiaires les compétences nécessaires à l’exploitation de l’unité hydroponique, notamment l’entretien de l’équipement, la fabrication d’engrais et de semis, la gestion d’entreprise et le marketing. Cela permettra de renforcer le transfert de compétences aux jeunes femmes et d’améliorer la sécurité alimentaire dans leurs foyers.
Femmes autochtones et migrantes
Recommandation 44
Le Programme de développement des zones reculées, son cadre d’action positive pour les communautés des zones reculées ainsi que le plan décennal de mise en œuvre ont été lancés en 2014 et constituent l’un des programmes phares. Le plan prévoit des consultations régulières avec les communautés des zones reculées et le suivi de l’exécution de certains projets spécifiques qui bénéficient aux communautés des zones reculées. Le Cadre d’action positive pour les communautés des zones reculées est guidé par la Politique nationale révisée pour le développement rural, la Stratégie nationale de réduction de la pauvreté et le Programme de développement des zones reculées de 2009. L’action positive vise à garantir que les communautés des zones reculées bénéficient des programmes nationaux dans tous les secteurs, grâce à un suivi étroit de la mise en œuvre de ceux-ci et à une exécution accélérée des programmes dans les communautés des zones reculées, afin d’en tirer le meilleur parti.
Plus précisément, l’action positive vise à :
•Promouvoir l’inclusion sociale des personnes vivant dans les communautés des zones reculées reconnues afin qu’elles puissent participer aux activités économiques et sociales du pays ;
•Permettre aux communautés des zones reculées de créer des moyens de subsistance durables, promouvoir l’autosuffisance et l’utilisation durable des ressources naturelles ;
•Améliorer l’accès des communautés des zones reculées aux services sociaux, aux initiatives d’éradication de la pauvreté et aux autres programmes de développement national ;
•Faciliter la participation des communautés des zones reculées aux initiatives de développement communautaire ;
•Renforcer la collaboration avec les organisations non gouvernementales, les organisations communautaires, les organisations d’inspiration religieuse, les partenaires de développement et le secteur privé dans le cadre du développement des zones reculées.
La loi sur les prisons met l’accent sur l’accès à la santé et à l’éducation des condamnés, parmi lesquels se trouvent des femmes. À cet effet, des cliniques gérées par du personnel de santé qualifié sont présentes dans les établissements afin de permettre l’accès aux services de santé. En ce qui concerne l’éducation, elle est proposée du premier niveau jusqu’à l’enseignement supérieur. Pour éviter la stigmatisation des ex-délinquants, un programme de réinsertion est mis en œuvre en partenariat avec les communautés. En ce qui concerne le traitement du VIH, le Gouvernement a éliminé les obstacles et le traitement antirétroviral est désormais accessible à tous, indépendamment de la nationalité, du genre, de la race, du statut socio-économique et de l’orientation sexuelle.
L’administration pénitentiaire du Botswana gère deux centres de contrôle des maladies infectieuses à Francistown et à Gaborone. Il s’agit de cliniques qui fournissent des services liés au VIH/sida aux détenus, y compris les immigrants illégaux.
Il convient de noter que le Botswana a adopté une stratégie d’alternative à la détention pour aider les femmes enceintes, les mères allaitantes et les enfants. Les personnes marginalisées qui pourraient être placées en détention et qui ont des hôtes fiables (auxquels l’agent d’immigration peut facilement accéder) sont libérées et confiées à leurs hôtes, sous réserve que ceux-ci s’engagent par écrit à organiser leur voyage de retour et à informer l’agent d’immigration de l’évolution de la situation, jusqu’à leur départ du pays.
Le processus de détention prend en compte tous les besoins humanitaires, y compris les besoins sanitaires et juridiques des détenus. Pendant la détention, le Gouvernement veille à ce que les familles ne soient pas séparées. Des permis de travail et de séjour sont délivrés aux réfugiés afin d’améliorer leur situation économique. Lorsqu’un migrant est placé en détention, son état de santé est examiné et il est pris en charge en conséquence. Pendant leur détention, les femmes et les enfants migrants ont accès à des services médicaux gratuits, y compris à un traitement antirétroviral.
Les migrantes qui ne sont pas détenues ont également accès aux services de santé, notamment aux soins prénatals et à la vaccination des enfants.
En ce qui concerne les services juridiques, les migrantes ont le droit d’être représentées par un avocat et peuvent avoir recours à un avocat privé. Elles ont également accès aux emplois pour lesquels elles sont qualifiées.
Changements climatiques
Recommandation 46
Le Ministère de l’environnement et du tourisme a élaboré la Politique du Botswana en matière de lutte contre les changements climatiques (2021), qui constitue un cadre général pour l’adaptation aux changements climatiques dans le pays. La Politique est alignée sur la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et comporte un chapitre consacré au genre, ce qui favorise la prise de mesures tenant compte des questions de genre.
La Stratégie nationale du Botswana relative aux changements climatiques (2018) et le Plan-cadre national d’adaptation pour le Botswana (2020) orientent les interventions en matière d’adaptation, d’atténuation et de résilience.
La Stratégie nationale du Botswana relative aux changements climatiques définit des orientations de haut niveau pour des activités d’adaptation aux changements climatiques qui tiennent compte de la dimension de genre :
•Promouvoir la participation équitable des agricultrices et des ménages dirigés par des femmes aux programmes d’agriculture adaptée au climat, à l’agrotourisme et faciliter leur accès aux technologies d’agriculture de conservation ;
•Garantir un accès équitable des hommes et des femmes au fonds de dotation proposé pour financer à faible coût des projets d’adaptation aux changements climatiques ;
•Élaborer un plan d’action national sur les changements climatiques et les questions de genre, encourager les femmes à prendre en main la résilience climatique et inclure les questions relatives à l’eau, à l’énergie et aux soins de santé dans les ménages ;
•Veiller à ce que les voix des femmes soient prises en compte dans la gestion des ressources naturelles grâce à leur participation, sur un pied d’équité, aux processus communautaires de gestion des ressources naturelles ;
•Garantir la pleine participation des femmes et des foyers dirigés par des femmes aux réunions publiques de gestion des catastrophes afin de tenir compte de la plus grande vulnérabilité des femmes et des enfants et de la charge plus lourde qui pèse sur les femmes après la catastrophe en raison de leur rôle double de productrices et de soignantes.
Relations familiales et égalité devant la loi
Recommandation 48
Le Gouvernement botswanais a adopté une stratégie de réforme législative (2020-2023) afin de promouvoir l’état de droit et la croissance économique. La Stratégie de réforme législative prévoit la révision des lois et règlementations obsolètes et incohérentes afin de favoriser l’accès à la justice, le respect des droits humains et d’autres domaines de protection sociale. Elle continue de servir d’orientation pour la réconciliation du droit coutumier et de la common law. (La réponse est la même que celle donnée au point 12a ci-dessus).
La loi sur l’adoption des enfants est en cours d’examen.
Collecte et analyse des données
Recommandation 50
Le Gouvernement, par l’intermédiaire de Statistics Botswana, entreprend des études régulières et les données ainsi collectées sont ventilées par sexe, entre autres variables. On peut notamment citer les études suivantes :
•Recensement national de la population et du logement – 2022.
•Statistiques de la criminalité – 2022.
•Enquête sur les effets du sida au Botswana – 2022.
•Étude du secteur informel – 2021.
•Enquête à buts multiples sur les ménages – 2020.
•Étude nationale sur les relations – 2018.
•Étude démographique du Botswana – 2017.
C.Examen des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Convention
Titre I
Article premier
Discrimination
La Constitution du Botswana prévoit l’égalité devant la loi. Le processus de révision constitutionnelle, qui s’est achevé récemment, a été exhaustif et totalement inclusif afin de faire en sorte que les voix des personnes marginalisées, notamment les femmes, les enfants, les personnes en situation de handicap, les lesbiennes, les gays et les personnes bisexuelles, transgenres, queers ou intersexes (LGBTQI) soient prises en compte. En outre, il a été proposé dans le cadre de ce processus que l’article 15 de la Constitution soit modifié afin d’y inclure que le fait d’être intersexe ne doit donner lieu à aucune discrimination. En outre, le Botswana a ratifié le Protocole révisé de la SADC sur le genre et le développement en 2017.
La Politique foncière du Botswana a été révisée en 2021 pour faciliter l’accès à la propriété foncière des femmes et des hommes mariés sous le régime de la communauté de biens. En 2021, le Botswana a adopté la loi sur l’inclusion économique, qui vise à favoriser la participation effective de certains groupes cibles de citoyens à la croissance économique et au développement de l’économie. Conformément au principe de ne laisser personne de côté, cette loi devrait également renforcer la place des femmes, qui font partie des groupes cibles. Par ailleurs, le Gouvernement a adopté la loi sur le registre des délinquants sexuels en 2021. Cette loi, entre autres choses, prévoit des sanctions plus lourdes et l’enregistrement des données relatives aux personnes condamnées pour des infractions sexuelles. Elle interdit en outre à ces personnes de travailler avec des groupes vulnérables tels que les personnes âgées, les enfants et les personnes en situation de handicap.
Article 2
Mesures politiques
Depuis le dernier rapport, le Botswana a adopté des réformes politiques, institutionnelles et administratives.
La Politique nationale de 2021 en matière d’énergie reconnaît les besoins des femmes et des hommes dans ce domaine et préconise l’inclusion et la prise en compte de ces différences entre les genres dans les stratégies y relatives ; la Politique du Botswana relative aux changements climatiques (2021) reconnaît également les différents impacts des changements climatiques sur les femmes et les hommes et la nécessité d’une intervention. Enfin, le Ministère de l’agriculture a également élaboré une stratégie pour l’égalité des genres dans l’agriculture qui généralise la prise en compte des questions de genre dans les programmes agricoles.
Article 3
Garantie des droits de l’homme et des libertés fondamentales
Le Botswana continue de mettre en place une législation et des structures qui favorisent le respect des droits humains et des libertés fondamentales. Conscient de la connaissance générale limitée des lois du pays, qui entrave l’accès à la justice, en particulier pour les femmes, le Gouvernement continue de faire avancer la prise en compte systématique des questions de genre dans le système de justice coutumier. Pendant la période considérée, 296 Dikgosi ont été formés à la question du genre et du développement et à la lutte contre la violence fondée sur le genre.
Article 4
Mesures spéciales
Le Gouvernement est déterminé à mettre en place des mesures spéciales pour les groupes vulnérables tels que les femmes, les jeunes et les personnes en situation de handicap. Il a adopté certaines initiatives visant à donner davantage de moyens d’action aux femmes et aux autres groupes vulnérables. Le Programme de lutte contre la pauvreté offre des possibilités économiques aux populations les plus vulnérables, notamment aux communautés vivant dans des zones reculées. Au mois d’août 2022, le Programme de lutte contre la pauvreté avait financé 14 744 nouveaux projets. Au total, sur les 40 973 projets financés depuis la mise en place du Programme, 29 564 sont en cours d’exécution et ont permis d’employer 34 553 personnes, contribuant ainsi à l’amélioration de leurs moyens de subsistance.
Le projet de politique nationale d’élimination de la pauvreté doit faire l’objet d’une révision, conformément à la loi de 2022 sur l’inclusion économique récemment adoptée, qui prévoit notamment la mise en œuvre de lois et d’initiatives d’émancipation économique ainsi que la participation effective de certaines catégories de citoyens à la croissance économique et au développement de l’économie. De plus, les femmes, les jeunes et les personnes en situation de handicap bénéficient de réserves et d’un traitement préférentiel, notamment en ce qui concerne les microapprovisionnements, la gestion des projets, la préférence en matière de prix (appels d’offres) et les quotas réservés aux projets novateurs. En décembre 2022, le Programme de lutte contre la pauvreté bénéficiait à 31 524 femmes et 10 416 hommes. Parmi eux, on comptait 3 547 jeunes, dont 2 661 femmes et 886 hommes.
Article 5
Rôles stéréotypés des sexes et préjugés
Comme souligné précédemment, le Botswana est doté d’un environnement favorable, avec des cadres juridiques et politiques solides visant à éliminer toutes les formes de discrimination et de violence à l’égard des femmes et des filles. Néanmoins, la violence contre les femmes et les filles et leur exploitation continue de poser problème, une femme sur trois ayant déjà subi de la violence fondée sur le genre ; les femmes en situation de handicap sont de deux à trois fois plus susceptibles de subir ces violences. Les cas de violence au sein du couple constituent la plupart des cas de violence à l’égard des femmes (36,5 % au cours de la vie d’une femme). Les femmes en âge de procréer sont plus susceptibles de subir des violences au sein du couple que les femmes âgées de 40 ans et plus, et 15 % des femmes ayant déjà été enceintes ont subi des violences fondées sur le genre pendant leur grossesse. Les niveaux élevés de violence fondée sur le genre sont dus à des inégalités de genre profondément ancrées et à des pratiques socioculturelles néfastes qui affirment la domination des hommes sur les femmes et les filles (patriarcat), ce qui favorise une culture du silence, de la peur et de l’impunité en ce qui concerne la violence fondée sur le genre.
Afin de prévenir la récidive, l’administration pénitentiaire du Botswana a mis en place un programme visant à promouvoir la réadaptation et la réinsertion des auteurs d’infractions dans la société.
Le renforcement des capacités dans différents secteurs reste essentiel pour le succès de la lutte contre la violence fondée sur le genre, ainsi que des efforts continus pour systématiser l’intégration du genre dans le système de justice coutumière par l’exécution du plan d’action de 2015 contre la violence fondée sur le genre à l’intention des Dikgosi. Un programme de formation relatif à la violence fondée sur le genre a été élaboré en 2019 à l’intention des Dikgosi. Le Gouvernement finalise également des lignes directrices relatives au bien-être et à la lutte contre la maltraitance des enfants, afin d’aider les Dikgosi à traiter les problèmes de maltraitance des enfants.
Article 6
Prostitution
La Cour d’appel du Botswana a statué en 2019 que les relations homosexuelles entre adultes consentants ne constituaient pas un crime. Certaines organisations reçoivent un soutien pour travailler directement avec ces populations clefs afin de garantir leur accès aux services de santé et de défendre leurs droits. Les lignes directrices révisées sur le VIH tiennent compte des populations clefs et prévoient des services adaptés à leurs besoins.
Partie II
Article 7
Vie politique et vie publique
Le chapitre 02:09 de la loi électorale de 2012, la loi sur l’administration locale de 2012 et le chapitre 02:10 de la loi sur le référendum régissent les procédures électorales au Botswana. Ces lois ne prévoient pas de mesures spéciales pour faciliter la représentation des femmes. Le Botswana a adopté la Politique nationale sur le genre et le développement en 2015 comme outil d’orientation stratégique pour les interventions en matière de genre, et une commission nationale sur le genre a été mise en place pour accompagner le processus vers un corps législatif inclusif. Le parlement monocaméral est composé de 57 membres élus directement dans des circonscriptions uninominales au scrutin majoritaire à un tour. Ceux-ci élisent le (la) Président(e), qui a pour mandat de nommer six membres désignés spécialement pour être élus par l’Assemblée nationale, soit un total de 63 membres, plus le (la) Président(e) du Parlement et le (la) Président(e) du Botswana. Le nombre de députés spécialement élus est passé de quatre à six avant les élections de 2019, et quatre femmes ont été élues dans le cadre de cette disposition après avoir été nommées par le Président. Néanmoins, le nombre de femmes élues directement reste faible.
Le Botswana a entrepris une révision constitutionnelle en 2022, au cours de laquelle les questions d’égalité des genres et d’avancement des femmes occupaient une place prépondérante. La Politique et le Plan d’action en matière de genre font de l’égalité de représentation une priorité nationale, et Son Excellence le Président du Botswana, dans son discours inaugural au Parlement, a souligné la nécessité d’accroître la présence et la participation des femmes à la vie politique. Selon le rapport national de suivi, « le scrutin majoritaire à un tour ne permet pas aux femmes de participer pleinement au processus électoral ». Trois femmes ont été élues au scrutin majoritaire à un tour lors des élections de 2019, et le Président a eu recours à son droit de nommer des membres spécialement élus pour désigner 4 femmes, ce qui a porté la représentation à 7 femmes sur les 63 membres élus au total.
La Mission d’observation électorale de la SADC a regretté le faible nombre de femmes qui se sont présentées aux élections, notant qu’il n’y avait que 11 femmes parmi les 210 candidats aux élections alors que 55 % des électeurs du Botswana sont des femmes. Des chiffres plus élevés pourraient être atteints en encourageant, par exemple, les partis participants à présenter davantage de candidates pour les sièges parlementaires. Le Botswana se classe dernier dans le classement de la SADC avec 11,1 % de femmes à l’Assemblée nationale. Les prochaines élections générales auront lieu en 2024.
Tableau 2
Femmes au Parlement et au sein du Cabinet
|
2014 |
2019 |
|||||
|
Femmes |
Hommes |
Femmes % |
Femmes |
Hommes |
Femmes % |
|
|
Parlement |
5 |
56 |
8,2 |
7 |
58 |
11 |
|
Cabinet |
4 |
20 |
17 |
6 |
23 |
20,6 |
Source : Nomination du Cabinet Ref 5/57/13 I
Tableau 3
Représentation des femmes dans l’administration locale
|
2014 |
2019 |
|||||
|
Femmes |
Hommes |
Femmes % |
Femmes |
Hommes |
Femmes % |
|
|
Conseils locaux |
116 |
473 |
24,5 |
117 |
591 |
19,7 |
Source : Gouvernement local et développement rural 2022
Article 8
Représentation
Depuis 2017, le Botswana a réalisé des progrès considérables en ce qui concerne la représentation des femmes à tous les niveaux de la prise de décision dans la vie économique et publique. Dans le secteur public, les femmes occupent 44 % des postes de direction, contre 56 % d’hommes. Statistiques.
Tableau 4
Participation des femmes à la Cour d’appel et à la Haute Cour
|
Femmes |
Hommes |
Femmes % |
|
|
Présidence de la Cour suprême |
0 |
1 |
0 |
|
Présidentes et Présidents |
1 |
1 |
50 |
|
J uges |
8 |
38 |
17 |
|
Magistrats |
45 |
22 |
67 |
Source : Administration de la justice 2021
Tableau 5
Chefs de mission
|
Femmes |
Hommes |
Femmes % |
|
6 |
17 |
26 % |
Source : Ministère des affaires étrangères 2021
Article 9
Nationalité
Le Botswana dispose d’un système d’enregistrement des faits d’état civil et statistiques de l’état civil relativement solide, qui a permis d’enregistrer 98 % des naissances selon le rapport sur les statistiques de l’état civil de 2020 et environ 80 % de tous les décès dans le pays. Si l’on considère que le mariage constitue une autre voie d’accès à la nationalité, le système d’enregistrement des faits d’état civil prend en compte tous les mariages de common law dans le pays, comme l’exige la loi sur le mariage.
Nationalité ou appartenance tribale de l’enfant
Au Botswana, les femmes ou les hommes mariés à des non-citoyens ont le droit de conserver leur nationalité. En outre, les enfants nés de cette union bénéficient de la double nationalité jusqu’à l’âge de 21 ans. Cela signifie que les enfants peuvent choisir de prendre la nationalité de l’un ou l’autre de leurs parents.
Partie III
Article 10
Éducation
En plus des informations fournies ci-dessous, veuillez vous référer à la partie B (réponse 34).
Le Botswana assure une éducation de base gratuite et obligatoire de dix (10) ans, de l’école primaire à l’école secondaire. Ceci est conforme à la Vision 2036 du pays dont le pilier promeut le développement humain et social, à la Politique nationale révisée sur l’éducation, au Plan stratégique du secteur de l’éducation et de la formation ainsi qu’aux Objectifs de développement durable des Nations Unies.
Le Plan stratégique du secteur de l’éducation et de la formation marque une étape importante dans les efforts collectifs que nous déployons en tant que nation pour créer une économie plus diversifiée et fondée sur la connaissance. Il vise à renforcer l’adéquation entre les qualifications et les besoins du marché du travail, garantissant ainsi que les acquis de l’éducation sont plus étroitement alignés sur les besoins futurs en matière d’emploi. Il facilite également de meilleurs résultats pour tous les apprenants en abordant les questions de la qualité, de la pertinence, de l’accès, de l’équité et de la responsabilité dans l’ensemble du secteur, de l’école maternelle à l’enseignement supérieur.
Le Gouvernement a adopté le Programme d’action positive afin de répondre aux besoins des apprenants issus des communautés isolées et des groupes économiquement et socialement désavantagés. Le programme vise à aider les apprenants sur les plans social, financier et psychologique à accéder à l’éducation et à la formation. Grâce à ce programme, on estime que 2 754 apprenants, soit 8 % de l’effectif total, ont accédé à l’enseignement universitaire au cours de l’année scolaire 2021/22.
Le pays s’est engagé à proposer un programme d’études compétitif et pertinent, dispensé par des enseignants et des formateurs qualifiés, ce qui impose le respect des normes d’assurance de la qualité. À cette fin, pour enseigner dans un établissement d’enseignement supérieur, il faut désormais être titulaire d’un diplôme universitaire supérieur. En outre, la mise en œuvre des normes de qualité a permis de réduire considérablement le nombre de personnes sans qualifications pédagogiques dans le secteur. Conformément au Plan stratégique du secteur de l’éducation et de la formation, le Gouvernement a décidé que les programmes des instituts d’enseignement devaient être relevés au niveau du diplôme, ce qui renforcera encore la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage à l’école.
Article 11
Emploi
L’étude de 2018 sur les dividendes démographiques du Botswana a fait apparaître que les deux tiers de la population sont économiquement actifs. Malgré un taux de chômage élevé (24,5 %), qui touche plus particulièrement les jeunes et les femmes, le Botswana a atteint la parité hommes-femmes : 50,1 % des hommes en âge de travailler ont un emploi, contre 49,9 % des femmes. Avec la perturbation des moyens de subsistance et l’accès limité aux services sociaux en raison de la pandémie de COVID-19, les femmes, les jeunes et les personnes handicapées sont confrontées à des inégalités multidimensionnelles accrues fondées sur le revenu, le genre et le handicap ; cela a encore aggravé leurs vulnérabilités sur le plan économique.
Article 12
Santé
Le Botswana est déterminé à instaurer une couverture sanitaire universelle, et pour cela, le Gouvernement aligne les stratégies nationales de santé sur le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et renforce les soins de santé primaires en tant que moyen de parvenir à un accès équitable à des services de santé complets, non discriminatoires et axés sur les personnes.
En outre, le Botswana dispose d’un cadre juridique qui garantit l’accès des femmes et des hommes à la plupart des aspects de la santé sexuelle et reproductive et des droits connexes. À cet égard, des améliorations ont été enregistrées au niveau des indicateurs clefs de la santé sexuelle et reproductive et des droits connexes : baisse des décès liés au sida (de 5 300 en 2017 à 5 100 en 2020) et de l’indice synthétique de fécondité (de 3 à 2,8 naissances par femme), et augmentation du taux de prévalence de la contraception (de 53 % à 64,7 % en 2017). Néanmoins, certains besoins en matière de planification familiale ne sont pas encore satisfaits. En effet, 17 % des femmes en âge de procréer ont des besoins non satisfaits en la matière, comme en témoignent les différences de taux de fécondité entre régions rurales et urbaines et selon le niveau d’éducation atteint. Ce constat a été confirmé lors des consultations avec les parties prenantes, qui ont fait état de ruptures de stock persistantes de produits de santé procréative, en particulier de préservatifs, en raison de blocages au niveau de la chaîne d’approvisionnement. Les tendances de la mortalité maternelle révèlent également que le pays n’est pas en voie d’atteindre la cible des objectifs de développement durable d’ici 2030 si l’on se réfère aux projections.
La Conférence internationale sur la population et le développement a laissé en suspens certaines questions, et le Botswana s’est engagé à accélérer les progrès pour répondre aux attentes concernant la planification familiale, les décès maternels évitables, la violence fondée sur le genre et la transmission du VIH par voie sexuelle. Le Botswana a récemment élaboré un plan d’investissement pour combler les besoins non satisfaits en matière de planification familiale, afin de quantifier le volume de financement durable requis pour couvrir efficacement les interventions à fort impact nécessaires à la réalisation de cet objectif.
Taux de mortalité infantile (femmes/hommes)
Les taux de mortalité infantile ont diminué, passant de 28 pour 1 000 naissances vivantes en 2021 à 27,4 en 2022, mais les taux de mortalité néonatale, infantile et des enfants de moins de cinq ans restent élevés, à savoir 39, 38 et 56 pour 1 000 naissances vivantes, respectivement. La mortalité néonatale au cours de la première année représente environ 70 % des décès d’enfants. Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans était de 48 pour 1000 naissances vivantes en 2017.
Mortalité maternelle
Le taux de fréquentation des services prénataux par les femmes enceintes est élevé et plus de 98 % des naissances ont lieu dans un établissement de soins. Malgré tout, les investissements visant à garantir la disponibilité de services intégrés et complets dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive, du VIH et d’autres services de santé ne se sont pas traduits comme attendu par la réalisation de l’objectif de réduction de la mortalité maternelle à 70 pour 100 000 naissances vivantes d’ici à 2030, conformément aux objectifs de développement durable. Le taux de mortalité maternelle du Botswana était de 130,5 pour 100 000 naissances vivantes en 2020.
Prévalence du VIH/SIDA chez les femmes et les hommes
Le Gouvernement est préoccupé par le fait que la prévalence du VIH est plus élevée chez les femmes que chez les hommes. L’enquête sur l’impact du VIH/sida au Botswana 2022 (BIAS V) indique que, par groupes d’âge de cinq ans, la prévalence du VIH était plus élevée chez les femmes dans chaque groupe d’âge, de 20-24 ans à 40-44 ans. La violence fondée sur le genre reste l’un des principaux vecteurs d’infection par le VIH/sida au Botswana.
Grâce au soutien des fonds de complément pour les adolescentes et jeunes femmes du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme dans le cadre des cycles de subvention 2019-2021 et 2022-2024, le Botswana a reçu 2 millions de dollars pour continuer de mettre à la disposition des jeunes un éventail d’informations, de compétences et de valeurs afin de leur donner les moyens d’exercer leurs droits en matière de sexualité et de procréation et de prendre des décisions éclairées concernant leur santé et leur vie sexuelle en révisant le programme d’études national.
La boîte à outils des compétences de la vie courante, qui donne corps au Cadre national des compétences de la vie courante, fournit des conseils aux personnes chargées de l’application de ce dernier (enseignants chargés de l’orientation et de l’accompagnement, travailleurs sociaux et prestataires de services de santé) sur la manière de dispenser une éducation complète à la sexualité aux jeunes aux niveaux préscolaire, primaire et secondaire, comme à ceux qui ne sont pas scolarisés.
Le Ministère de l’éducation botswanais est en train de revoir et de mettre à jour la boîte à outils des compétences de la vie courante ainsi que le manuel de communication parents-enfants.
Les mesures ci-après ont permis au Botswana de réduire la prévalence du VIH chez les jeunes :
•S’agissant de la distribution de préservatifs, selon le rapport 2020 de la Coalition mondiale pour la prévention du VIH, le Botswana occupe l’une des meilleures places du classement en termes de nombre de préservatifs distribués par personne et par an en Afrique subsaharienne entre 2018 et 2019. Le rapport salue les résultats obtenus par le Botswana dans la promotion des avantages de l’utilisation du préservatif auprès des personnes âgées de 15 à 49 ans.
•En ce qui concerne la promotion du dépistage du VIH comme point d’entrée de chaque programme de lutte contre le VIH/sida, le Botswana a dépassé les objectifs 95-95-95 de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Dans les faits, cela signifie que 95,1 % des adultes vivant avec le VIH connaissent leur statut, 98 % des personnes qui vivent avec le VIH et se savent séropositives reçoivent un traitement et 97,7 % de celles qui sont sous traitement ont une charge virale indétectable.
•En ce qui concerne la circoncision masculine volontaire, les résultats cumulés entre et 2009 2022 indiquent que 273 983 circoncisions masculines sûres ont été réalisées, soit 92,5.0 % des 298 180 à atteindre d’ici à 2022. Sur ce total, 6 021 ont été réalisées dans le cadre du projet « Early Infant SMC », qui promeut la circoncision sans risque chez le nourrisson.
•Le Botswana a également réussi à réduire la transmission du VIH de la mère à l’enfant, en la ramenant à 2,21 %, soit un pourcentage inférieur à l’objectif mondial fixé à 5 %.
•Grâce à cette avancée, le Botswana est devenu le premier pays africain à se voir décerner par l’OMS le certificat niveau Argent pour l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.
•Appuyé par l’initiative « Lever les obstacles » du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, le Plan national global visant à lever les obstacles liés aux droits de l’homme et à l’égalité des sexes dans les services de lutte contre le VIH et la tuberculose a été mis en œuvre dans 11 des 27 districts sanitaires et sera progressivement étendu à l’échelle nationale afin de sensibiliser aux droits de l’homme et renforcer les capacités des populations clefs et vulnérables.
•Étant donné que le Botswana a dépassé les objectifs 95-95-95, le Gouvernement a élargi le mandat de l’Agence nationale de promotion de la santé et de lutte contre le sida pour y inclure les maladies non transmissibles. Ainsi, en 2021, avec le soutien de l’OMS, le Botswana a formulé des propositions d’investissement pour les maladies non transmissibles afin d’encadrer la mobilisation des ressources pour ces maladies.
•En outre, le 20 septembre 2020, le Botswana s’est vu décerner le prix « National Achievement Award » par l’Africa-America Institute pour avoir notamment contenu et géré efficacement la propagation du VIH, de la tuberculose et du paludisme. En 2020 également, le Botswana a établi, avec le soutien du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), des lignes directrices relatives aux programmes de lutte contre le VIH et les infections sexuellement transmissibles à l’intention des populations clefs. Avec l’aide du FNUAP, le Gouvernement botswanais a élaboré la deuxième Stratégie nationale de distribution de préservatifs 2020-2023, alignée sur le Cadre stratégique national III. Cette stratégie vise principalement à renforcer la coordination et l’organisation de la distribution de préservatifs, à étendre le marché des préservatifs au-delà du secteur public et à combler les lacunes en matière de financement et de ressources.
•Dans le cadre de contrats sociaux, le Gouvernement botswanais a également fait appel à des organisations de la société civile afin d’améliorer l’accès des populations locales aux préservatifs. 11 613 200 préservatifs ont ainsi été distribués en 2021, dont 36 % par diverses ONG financées par le Gouvernement.
Au Botswana, la violence fondée sur le genre reste préoccupante et s’est accentuée avec la COVID-19, creusant ainsi le fossé des inégalités entre les hommes et les femmes.
Au début de la pandémie, en 2020-2021, le Botswana a connu une recrudescence des cas de violence sur des enfants, et plus particulièrement de violence sexuelle. La COVID-19 a exacerbé les problèmes préexistants. Il est très clair que certains sévices sont perpétrés dans les foyers, un endroit où les enfants devraient être en sécurité. Le pays a enregistré une augmentation des cas de viols d’enfants (de 474 à 734), de détournements de mineurs (de 1 825 à 2033) et de violences (de 134 à 238) au cours de la même période.
L’accès aux services de santé a également été affecté, le taux de vaccination de routine des enfants de moins d’un an passant de 90 % à 47,5 % pour tous les antigènes pour le même groupe d’âge en 2021. La crise de la COVID-19 a mis à rude épreuve le système de santé, de sorte qu’il est désormais nécessaire de se concentrer sur la continuité des services essentiels et des services de routine, tels que les services de santé sexuelle et reproductive et de lutte contre le VIH, ainsi que sur la mise en place d’un système plus résilient. La pandémie a également affecté le système éducatif ; environ 26 000 élèves inscrits en enseignement préscolaire ont manqué les deux tiers des cours pendant la première année de la pandémie. Les élèves en situation de handicap ont subi une double peine, car la fermeture de l’école leur a fait manquer les deux tiers du temps d’apprentissage au cours de la première année de COVID-19.
La pandémie de COVID-19 menace de réduire à néant des années de progrès dans la protection et la promotion des droits de l’enfant, privant les enfants de services essentiels et mettant les familles en difficulté. Le pays doit encore relever le défi de construire des systèmes résilients pour protéger les enfants et leurs familles de tout choc futur.
Le tableau ci-dessous montre les cas de violence fondée sur le genre enregistrés par la police du Botswana au cours de la période considérée.
Tableau 6
Statistiques de la police du Botswana sur la violence fondée sur le genre (2020-21)
|
Description |
Année 2020 |
Année 2021 |
|
Nombre de cas de violence fondée sur le genre enregistrés |
18 290 |
24 432 |
|
Infractions liées à la violence fondée sur le genre |
Nombre total de cas signalés (2019) |
Nombre total de cas signalés (2020) |
Nombre total de cas signalés (2021) |
|
Viol |
2265 |
1919 |
2111 |
|
Viol sur mineur |
1208 |
1825 |
2033 |
En 2020, un total de 345 personnes ont été admises dans les deux refuges du Botswana.
Article 13
Prestations économiques et sociales
Le projet de politique nationale d’élimination de la pauvreté doit faire l’objet d’une révision, conformément à la loi de 2022 sur l’inclusion économique récemment adoptée, qui prévoit notamment la mise en œuvre de lois et d’initiatives d’émancipation économique ainsi que la participation effective de certaines catégories de citoyens à la croissance économique et au développement de l’économie.
Le Botswana continue, dans le cadre du fonds de développement pour la jeunesse d’apporter le capital initial pour des projets, afin de donner aux jeunes les moyens économiques de s’intégrer dans l’économie. Entre 2009 et 2020, un total de 10 729 jeunes (6 383 hommes et 4 346 femmes) ont ainsi bénéficié d’un financement du fonds de développement pour la jeunesse. Parmi eux, 73 étaient des personnes handicapées et 460 vivaient dans des zones reculées.
De plus, les jeunes bénéficient de réserves et d’un traitement préférentiel, notamment en ce qui concerne les microapprovisionnements, la gestion des projets, la préférence en matière de prix (appels d’offres) et les quotas réservés aux projets novateurs. Entre avril et novembre 2022, les dépenses totales au titre des quotas fixés à 20 % (microapprovisionnements) se sont élevées à 2 684 367,66 dollars, tandis que celles pour les quotas fixés à 15 % (gestion) ont atteint 164 959,75 dollars. 46 351 062,35 dollars ont été dépensés pour une préférence en matière de prix de 15 % (appels d’offres), tandis que les dépenses totales de la réserve de 30 % pour les projets novateurs s’élèvent à 16 229,84 dollars. Les jeunes peuvent également choisir des espaces ouverts inutilisés et les utiliser gratuitement pour installer des étals commerciaux.
Le Gouvernement botswanais s’est également engagé à sortir les jeunes non scolarisés de la pauvreté grâce au Programme de service national (Tirelo Sechaba), qui permet aux jeunes chômeurs d’acquérir des compétences et de l’expérience dans divers secteurs industriels et commerciaux. Les jeunes inscrits à ce programme reçoivent une prestation mensuelle destinée à couvrir leurs dépenses de base. Depuis mars 2019, le Programme a touché 14 054 jeunes ; il entend atteindre l’objectif de 15 000 jeunes. Le Programme national de stages offre à tous les citoyens diplômés et sans emploi la possibilité de gagner en compétences et en expérience professionnelles, afin de les aider à passer du monde universitaire au monde du travail, grâce à des stages dans diverses organisations au Botswana. Les stages ont une durée maximale de deux ans. La sélection se fait selon le principe du « premier arrivé, premier servi », en fonction des postes vacants, des qualifications et du lieu du stage. En outre, le Programme national de stages fournit également aux diplômés une prestation mensuelle pour leurs dépenses de base. Depuis 2018, pas moins de 13 423 jeunes diplômés ont bénéficié du Programme.
En décembre 2022, le Programme de lutte contre la pauvreté bénéficiait à 31 524 femmes et 10 416 hommes. Parmi eux, on comptait 3 547 jeunes, dont 2 661 femmes et 886 hommes.
Un recensement des pauvres a été entrepris dans quatre districts particulièrement défavorisés (Letlhakeng, Tutume, Charleshill et Gumare), ce qui a permis de mettre au point des interventions appropriées et rapides. L’application des recommandations, telles que l’aide à l’accès aux marchés pour les produits locaux, est en cours.
La lutte contre la pauvreté touchant les enfants et la transmission de la pauvreté d’une génération à l’autre passe par la mise en œuvre de programmes qui facilitent l’accès à l’éducation, ainsi qu’à une alimentation et à des soins de santé appropriés. Parmi ceux-ci figure le programme de Développement de la petite enfance, dont l’objectif est de concilier les deux espaces dans lesquels évolue l’enfant : la maison et l’école.
Le Botswana a lancé un programme national de repas scolaires pour tous les enfants, de la maternelle à la septième année d’études, dans toutes les écoles publiques. Le programme fournit deux repas chauds par jour à 364 859 élèves issus de 764 écoles primaires publiques partout à travers le pays. Ces repas comprennent un petit-déjeuner le matin avant le début des cours et un repas en milieu de matinée. Un troisième repas est offert à 23 049 élèves vivant dans des zones reculées ou appartenant à des communautés vulnérables. Le programme de repas scolaires s’adresse également aux élèves de l’enseignement secondaire.
La création d’emplois et de richesses demeure une priorité pour le pays. À ce titre, le Botswana entend poursuivre l’exécution de programmes ciblés d’émancipation économique des citoyens qui mettent tout particulièrement l’accent sur les femmes, les jeunes et les autres membres vulnérables de la société. Au nombre de ces programmes, on compte plusieurs initiatives en faveur de l’autonomisation des femmes, ainsi que le fonds de développement de la jeunesse et le Programme de lutte contre la pauvreté. L’action positive en faveur des groupes ciblés est renforcée, entre autres, par la loi sur l’inclusion économique, la Stratégie de développement économique local et la loi relative à la passation des marchés publics.
Des progrès ont été réalisés en ce qui concerne la mise en place d’infrastructures dans les zones rurales, ce qui a permis d’améliorer l’environnement d’investissement et l’accessibilité des services. Il s’agit notamment d’infrastructures d’approvisionnement en électricité et en eau, de routes, de logements, d’installations sanitaires, de technologies de l’information et des communications (TIC), ainsi que d’infrastructures d’exploitation des sources d’énergie renouvelables. En 2020, le taux d’électrification du pays s’élevait à 72 % (90,74 % dans les zones urbaines et 26,38 % dans les zones rurales), tandis que 203 villages étaient reliés au réseau des TIC dans le cadre du projet SmartBots.
Afin d’accélérer le développement des infrastructures et d’accroître les possibilités d’emploi au niveau local, le Gouvernement botswanais a lancé un programme de projets commuautaires dans l’ensemble des 57 collectivités du pays au cours de l’exercice 2017-2018. Ce programme est doté d’un financement annuel total de 570 000 dollars, chaque circonscription recevant 100 000 dollars. Depuis sa création, il a permis la construction de salles de classe, de réseaux d’évacuation des eaux de ruissellement, de routes, de crèches, de maisons d’hôtes et de systèmes d’éclairage publics.
Le Botswana continue de mettre en valeur le capital humain par le renforcement des compétences et de la formation, notamment la formation technique et le renforcement des compétences des plus démunis.
Pour atténuer les conséquences de la COVID-19, le Gouvernement a adopté les directives de financement de l’Agence pour le développement de l’entrepreneuriat citoyen en 2020. Les lignes directrices visent à rendre plus accessible le financement de la création et de l’expansion des entreprises. Elles sont également conçues pour protéger les femmes et les hommes des conséquences de la pandémie de COVID19, les prêts ne nécessitant pas de garantie jusqu’à 500 000 dollars. En outre, l’Agence pour le développement de l’entrepreneuriat citoyen a créé Letlhabile Product qui, à ce jour, a aidé un total de 494 entreprises dirigées par des femmes, pour une valeur de 2,2 millions de dollars américains en 2021, ce qui a permis la création de 5 494 emplois. La loi sur l’inclusion économique de 2022 fait partie des mesures prises dans ce cadre. En outre, le Gouvernement, par l’intermédiaire de l’Agence pour le développement de l’entrepreneuriat citoyen, a aidé 9 065 entreprises dirigées par des femmes pour un montant de 13,2 millions dollars, créant ainsi des emplois pour 16 160 personnes depuis avril 2014 jusqu’à la fin du mois de janvier 2021.
Le Gouvernement continue de mettre en place des filets de sécurité sociale pour protéger les groupes vulnérables de l’extrême pauvreté, de la malnutrition et des maladies. Il a notamment mis en place le Programme pour les indigents, Ipelegeng (Programme de travaux publics) dont la majorité des bénéficiaires sont des femmes, le Programme d’alimentation des moins de cinq ans, le Programme de prise en charge des orphelins et des enfants vulnérables, la Pension de vieillesse ainsi que l’Allocation d’invalidité.
Article 14
Femmes rurales
La population rurale du Botswana représente environ 30 % de la population totale. Si les infrastructures et les services se sont améliorés, la pauvreté reste élevée dans les zones rurales, la majorité des ménages ruraux continuant à dépendre d’une agriculture de subsistance dans des conditions climatiques difficiles, ainsi que de faibles revenus provenant d’entreprises informelles. Le pourcentage de personnes vivant dans l’extrême pauvreté est plus élevé dans les zones rurales (7,4 %) que dans les zones urbaines (1,3 %).
Les inégalités de genre dans le secteur, comme le fait que les hommes ont davantage accès aux terres, à la propriété et au contrôle des terres, au crédit/financement, à l’information, à la technologie, aux marchés et aux services d’appui à l’agriculture, continuent d’être combattues par une programmation tenant compte de la dimension de genre. Les initiatives telles que le Programme de soutien intégré au développement de l’agriculture arable et le Programme de gestion du bétail et de développement des infrastructures bénéficient à un plus grand nombre de femmes que d’hommes. Le rapport de l’enquête d’évaluation de l’impact du Programme de gestion du bétail et de développement des infrastructures (LIMID II) publié en février 2017 indique que 70,3 % de femmes et 29,7 % d’hommes en ont bénéficié. Ces chiffres concernent le volet « pauvres en ressources » du programme, dans le cadre duquel les personnes possédant jusqu’à quatre bovins ou jusqu’à 20 petits animaux reçoivent des poulets et des petits animaux afin d’améliorer leurs moyens de subsistance. Le volet « infrastructures », qui comprend les forages d’eau, l’élevage, l’aide au fourrage et les abattoirs, a été confié à des syndicats d’agriculteurs plutôt qu’à des individus. Les hommes semblent bénéficier davantage de ce volet que les femmes, puisqu’ils constituent la majorité des bénéficiaires.
Partie IV
Article 16
Mariage et vie familiale
La loi de 2021 portant modification de la loi sur les biens des personnes mariées prévoit l’enregistrement des biens des personnes mariées. Cela permet d’assurer la transparence concernant la propriété des biens entre personnes mariées et de limiter ainsi l’accaparement des biens.
Difficultés
Le principal obstacle à la mise en œuvre effective de la Convention est l’insuffisance des ressources consacrées au développement des capacités institutionnelles.
Atténuation des risques
Le Gouvernement continue de fournir des ressources, bien que limitées, à diverses entités, y compris la société civile, à l’appui du Programme national sur l’égalité des genres. En outre, il collabore avec les partenaires de développement, le secteur privé et d’autres pays pour apprendre les meilleures pratiques.